Connaissez-vous l’hormone du bonheur ?

Si vous êtes un sportif assidu, vous avez certainement déjà entendu parler de l’hormone du bonheur alias l’endorphine. Si vous vous sentez bien après avoir fait un effort, c’est grâce à l’endorphine, elle vous donne un état de bien être, de flottement, d’extase parfois.

Il s’agît de neurotransmetteurs constitués de quelques acides aminés agissant directement sur les récepteurs opiacés (donc avec des effets proches de ceux de l’opium sans y être chimiquement apparentés).

L’endorphine quand et pourquoi ?

La sécrétion d’endorphine intervient non seulement dans les situations agréables mais également en cas de douleur et de stress physique. Dans ce dernier cas, l’endorphine permet d’atténuer les mauvaises sensations. La structure des endorphines est voisine de celle de la morphine (donc antalgique).

Les premiers effets apparaissent après une trentaine de minutes de sport. Contrairement à ce qui est généralement admis, l’endorphine n’est pas réservée aux sports d’endurance. L’hormone du bonheur est sécrétée lorsque vous faites du sport, pas uniquement de l’endurance. D’ailleurs, il semblerait même que l’organisme produise plus d’endorphine lors d’une séance de sport très intensive. Plus l’entraînement est physiquement difficile, plus la production s’intensifie et plus vous sentirez les effets de l’hormone du bonheur.

Fort heureusement, il n’y a aucune dépendance à l’endorphine comme cela pourrait être le cas avec des produits narcotiques. L’endorphine n’a que des avantages :)

Endorphine et entraînement en groupe

Une étude récente (publiée sur Biology Letters) a démontré que la quantité d’endorphine sécrétée lors d’une séance de sport en groupe pouvait doubler par rapport à un entraînement solo. Encore une bonne raison de s’entraîner à plusieurs :)

Pour conclure, il faut savoir que les recherches sur la complexité et la spécificité des mécanismes du plaisir en est à ses balbutiements. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre sur le sujet.

A propos de l'auteur

Gilles Gilles est le responsable Marketing de Fysiki : c'est l'interlocuteur privilégié des Fysikistes. Ancien sportif de haut niveau dans la boxe, il est aujourd'hui pratiquant multi-sport : spécialiste de la musculation au poids de corps, CrossFit, course à pied et natation. Depuis plusieurs années il s’intéresse à la préparation physique, il a notamment enseigné les sports de combats en Savoie, dans les Pyrénées Atlantique, en Alsace et en Angleterre. Venez vous entraîner avec Gilles sur Fysiki

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7 commentaires
Braddy — 05/04/2011 @ 11:05

moi je suis grave dépendant à l’endorphine, c’est grave docteur ???

abc — 08/04/2011 @ 8:54

« il n’y a aucune dépendance à l’endorphine » : vous êtes sûrs ?
ce n’est pas une mauvaise dépendance, mais c’en est une quand même…

CoureurDu68 — 09/04/2011 @ 10:59

moi je suis hyper dépendant, ou hyper maso, je ne sais pas trop ^^

Julien — 11/04/2011 @ 9:58

A ma connaissance, il n’y a pas de dépendance physique à proprement parler, par contre la dépendance mental est bien réelle (je sais de quoi je parle^^).

FrédéricS — 26/05/2011 @ 8:39

La dépendance:
http://tgvv.over-blog.com/article-17858522.html
extrait:
La dépendance liée à l’exercice et sa production d’endorphine est plus répandue qu’on ne
le pense et, lorsque celle-ci nuit franchement à la vie de celui ou celle qui en souffre, il
est alors recommandé de consulter un spécialiste.
Il ne s’agit pas d’arrêter totalement l’entraînement mais d’élaborer un entraînement avec
l’aide d’un professionnel de l’activité physique.
Pas de panique cependant, ces comportements extrêmes ne se rencontrent que
rarement sauf lors de doses importantes, voire quotidiennes.

Un extrait de « Santé et Forme », du docteur Nicolas Bompard, tiré du
journal JOGGING.

Guillaume — 01/06/2011 @ 4:30

Si je fais pas de sport dans une journée ( la semaine pas le week end )
je me sens vraiment pas bien ^^

Ronald — 23/07/2011 @ 5:15

Article intéressant ! Selon les dernières études, il n’y a pas de dépendance à l’endorphine.



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